Inondations dans le Piémont 2016

Entre le 21 et le 25 novembre 2016, un intense perturbation atlantique a frappé le Piémont, avec une violence particulière dans la province de Cuneo. En moins de trois jours, plus de 600 mm de pluie sont tombés dans les zones montagneuses et collinaires. La rivière Tanaro et plusieurs de ses affluents ont débordé, rappelant la catastrophe de 1994. Dans la région de Mondovì et dans les vallées de Cuneo, il y eut des glissements de terrain, des interruptions de route et de très graves dégâts aux infrastructures, aux maisons et aux terres agricoles.

Impact économique et environnemental

L’inondation de novembre 2016 a causé des dommages estimés à plus de 500 millions d’euros au Piémont, dont une part significative dans la province de Cuneo. Dans l’agriculture, des pertes d’environ 47 millions d’euros ont étéenregistrées, affectant les vignobles, les noisetiers et les pâturages alpins. Plus de 2 000 personnes ont été évacuées. Les infrastructures ont subi de graves dégâts : effondrement de ponts, routes détruites et berges érodées. L’impact environnemental a été important, avec plus de 200 glissements de terrain enregistrés et d’immenses dépôts de débris dans les rivières.

Leçons apprises

L’événement de 2016 a confirmé la fragilité du bassin du Tanaro et le parallèle avec l’inondation de 1994 a été immédiat. Cependant, les mesures de prévention et les systèmes d’alerte se sont révélés plus efficaces qu’auparavant, évitant une tragédie de grande ampleur. L’inondation a mis en évidence l’importance de la surveillance météorologique, de l’entretien des ouvrages hydrauliques et de la coordination de la Protection Civile. Aujourd’hui, on l’appelle souvent un « signal d’alarme » du changement climatique en cours, avec des événements extrêmes plus fréquents et intenses.

Image de couverture : Agoravox